60 000 000 environ des chinois sont aisés soit, 6% de la population chinoise

Que vous soyez une TPE ou une PME, nous vous accompagnons pour réussir à vendre vos produits en chine.

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Patrick VEILLON

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la Chine est devenue cette année notre premier partenaire commercial devant les Etats-Unis

http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090625_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4879738.pdf?journee=PDF_20090625_LEC

Le Brésil se prépare déjà au rebond
de son économie

Plusieurs années d’assainissement
des finances publiques et
des mesures énergiques de relance
permettent au géant latino-
américain d’apercevoir le
bout du tunnel.

Longtemps persuadé que la crise
financière mondiale partie des
Etats-Unis passerait au large de ses
côtes, le Brésil a dû se rendre à
l’évidence enfin 2008 : il n’échapperait
pas à la tourmente. Après un
brutal repli de 3,6% du PIB au
dernier trimestre, les trois premiers
mois de 2009 se sont soldés par une
baisse plus modeste (de 0,8%), entérinant
l’entrée en récession de la
première économie latino-américaine.
Le secteur industriel a été
frappédepleinfouetetlechômagea
bondià9%.Pourtant,expertsbrésiliens
et étrangers s’accordent pour
conserver un certain optimisme.
L’OCDE parie sur un recul du PIB
de 0,8% en 2009, mais sur une
reprise de la croissance de 4% en
2010, notant un début de redressement
de la production industrielle
depuis le début de cette année.
Il est vrai que, fin 2008, le président
Lula a multiplié les efforts de
relance pour amortir les effets de la
crise, n’hésitant pas à soutenir certains
secteurs de l’industrie comme
l’automobile − via des crédits d’impôts
pour encourager l’achat de véhiculesneufs
− et àouvrir les vannes
de la dépense publique. Son programme
de grands chantiers, lancé
en 2006 dans le cadre de son ambitieux
plan d’accélération de la croissance,
a été porté de 500 à 700 milliards
de reals (254,5 milliards
d’euros)d’investissementspublicset
privés d’ici à 2010.
Les exportations redémarrent
Pour soutenir la consommation de
sonvastemarchéintérieur, ilarelevé
début 2009 le salaire minimum de
12%, et les allocations familiales
versées dans le cadre du plan social
« bolsa familia ».
Parallèlement, la politique monétaire
a été considérablement assouplie
avec la réduction cumulée de
450 points de base du taux directeur
entre janvier et juin, et l’injection de
liquidités. De même, le gouvernement
Lula a desserré l’étau de sa
politique budgétaire, en ramenant
notamment à 2,5% du PIB 2009
(soit une baisse de 1,3 point) son
objectif d’excédent primaire. Un assouplissement
rendu possible par
des années de stricte orthodoxie
budgétaire observée par le Brésil,
qui lui ont notamment permis de
faire repasser sa dette en deçà de
40%du PIB.
Ceseffortsderelancetousazimuts
commencent àporter leurs fruits.La
consommation intérieure résiste, les
ventes de voitures redécollent, les
chefs d’entreprise gardent le moral.
Et les exportations redémarrent
doucement. Pour le ministre brésilien
des Affaires étrangères, Celso
Amorim, ce n’est pas un hasard.
«Dès sonarrivéeaupouvoir, le président
Lula s’est attelé à la diversification
de notre commerce, rappelait-il
récemment, lors d’un passage à Paris.
Nous réalisons aujourd’hui 18%
de nos échanges avec l’Asie, 26%
avec l’Amérique latine, 10%avec les
paysarabes etl’Afrique, et la Chine est
devenue cette année notre premier
partenaire commercial devant les
Etats-Unis. »
ANNE DENIS