http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090319_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4843825.pdf?journee=PDF_20090319_LEC
La filière vosgienne tire son épingle du jeu
Plusieurs entreprises, dont les
produits sont destinés tant aux
marchés spécialisés que grand
public, parviennent à maintenir
leur production en France.
Même si la crise actuelle ne
manque pas de les affecter, plusieurs
entreprises textiles vosgiennes
résistent et s’engagent
dans des projets de développement.
C’est notamment le cas de
Tricotage des Vosges à Vagney
(240 salariés), spécialisé dans la
production de chaussettes, bas,
leggins ou collants. Refusant de
délocaliser, l’entreprise, créée en
1994, a perdu l’automne dernier la
licence Dim, qui lui assurait environ
60%de son chiffre d’affaires
(22 millions d’euros en 2008), le
solde étant réalisé avec sa marque
propre BleuForêt. Cette dernière,
jusqu’alors distribuée en grands
magasins et détaillants spécialisés,
est désormais déclinée en grandes
et moyennes surfaces. « L’accueil
de la grande distribution est plus
que favorable, certaines enseignes
ontmême déréférencéDimà notre
profit », assure le directeur général,
FrançoisCuré, quiinsiste sur le
fait que la production de Bleu
Forêt est « 100%manufacturée en
France ». Dans le même temps, la
bonneterie vosgienne va développer
l’export, qui devrait passer de
25%de son activité aujourd’hui à
60% à moyen terme, principalement
avec ses collections haut de
gamme.
Investissements
Pour sa part, Innothera, spécialisé
dans le tricotage de bas de contention,
a décidé fin2007de transférer
laproductiondesonsitesuissevers
l’usine de Nomexy, près d’Epinal,
créée en 1999, qui emploie 200 salariés
et réalise 38 millions de
chiffre d’affaires. Pour accompagner
l’augmentation régulière de
saproduction (1,7milliondepaires
par an), Innothera engage un investissement
de 1 million d’euros
dans la constructiond’un bâtiment
logistique de 1.200 mètres carrés
générant la création de 15 emplois
d’ici à septembre prochain.
Quant à la société HT Concept
Diffusion (2 millions d’euros de
chiffre d’affaires) à Gérardmer,
elle s’emploie à développer avec
4 salariés seulement des textiles
innovants, notamment pour la
protection des utilisateurs, dont
elle confie la production à des
partenaires locaux. Elle vient de
mettre aupoint untextileàbasede
fibres de céramique qui absorbent
et restituent les rayonnements infrarouges
lointains, protégeant
ainsi contre le froid. Plusieurs fabricants
de vêtements sportifs s’y
sont déjà intéressés.
P. A.