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Ascenseurs : Otis sent un redémarrage du marché chinois

http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090623_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4878455.pdf?journee=PDF_20090623_LEC

Ascenseurs : Otis sent un redémarrage du marché chinois

Baisse des prix
Pour Otis, le sujet est tout sauf
anecdotique.La Chine est en effet
le premiermarché du groupe américain
et sa priorité absolue. «Aujourd’hui,
ce pays représente à lui
seul un tiers de nos ventes de nouveaux
appareils, souligne le PDG.
Ces dernières années, c’est parce
que nous avons réussi notre implantationenChinequenousavons
renforcé notrepartdemarchémondiale
», face à des rivaux comme le
suisse Schindler, l’allemand ThyssenKrupp
ou le finlandais Kone.
«Nous voulons donc continuer. Il
nous faudra peut-être pour cela
Bonne nouvelle pour Otis et ses
concurrents :lemarchéchinoisdes
ascenseurs, coincé pendant des
mois sur le bouton descente, est en
train de se débloquer. Tel est en
tout cas le sentiment de Dider
Michaud-Daniel, le Français aux
commandes du numéro un mondial
des ascenseurs. «On sent déjà
le redémarrage lié au plan de relance
lancé par Pékin, assure-t-il.
Le crédit est reparti et la construction
aussi. Si bien qu’au lieu de
tomber à 140.000 appareils comme
on le craignait il y a quelques mois,
le marché chinois devrait tourner
autour de 170.000 à 180.000 ascenseurs
cette année. » Ce qui limiterait
la baisse à 10% ou 15%, au
lieu des 30% anticipés.
implanter une cinquième usine,
dans l’ouest du pays, que legouvernement
veut développer. De toute
façon, le taux d’urbanisation va
nettement augmenter ces prochaines
années en Chine, et la
construction sera forcément très
soutenue. »
Si le décisif marché chinois se
débloque, les autres grands pays
restent, eux, plutôt mal orientés.
Tel est le cas en Espagne, en
Grande-Bretagne, auxEtats-Unis,
enUkraine,etc.Et la chuteglobale
desvolumes sedoubled’unebaisse
des prix. «Dans notre secteur, on
gagne peu d’argent sur les équipements
neufs et les prix étaient déjà
très bas, explique Didier
Michaud-Daniel.
Mais la crise a encore
accentué la guerre des
prix. » Au total, le
groupe table sur un recul
d’environ 10% de
ses facturationsdans le
neuf en 2009.
Heureuseme nt
pour les industriels, ils
se rattrapent sur les
services, la maintenance,
la réparation
des ascenseurs installés.
Et en la matière,
Otis est roi.Son chiffre
d’affaires dans ce domaine
devrait encore
grimper de 4%à 5%
cette année. Surtout, c’est là que la
société fait ses profits. Des bénéfices
très solides. En huit ans, la
marge opérationnelle d’Otis est
doucementpasséede 12%à 19%
desventes,cequienfaitclairement
lemeilleurélèveausein duconglomérat
United Technologies
(UTC). Cette année, ce taux ne
devrait pratiquement pas redescendre.
«Nous réalisons 54% de
notre chiffre d’affaires dans le service,
donc nous sommes plus imperméablesqued’autres
àla crise »,
reconnaît le PDG.
Pour qu’Otis reste cet îlot de
prospérité, la direction a néanmoins
dû tailler un peu dans les
coûts, pour s’adapter. Elle a limité
le recours aux sous-traitants et réduit
les effectifs, passés de plus de
63.000 à 61.000 personnes en un
an. En termes industriels, « nous
avions déjà rationalisé notre outil,
notamment en fermant un site italien
il y a un an et demi », précise
Didier Michaud-Daniel. Aucune
nouvelle mesure de ce type n’est
prévue.
DENIS COSNARD
Le groupe américain, filiale du
conglomérat UTC, constate une
améliorationde la conjoncture en
Chine, son premier marché pour
les ascenseurs neufs, explique
son patron. Grâce à la maintenance,
l’entreprise conserve des
marges record.
Otis, leader mondial
« Les Echos » / Source : ThyssenKrupp