60 000 000 environ des chinois sont aisés soit, 6% de la population chinoise

Que vous soyez une TPE ou une PME, nous vous accompagnons pour réussir à vendre vos produits en chine.

Nous mettons nos compétences et notre réseau à votre disposition pour assurer la capacité et la qualité de production de votre entreprise ainsi que la sécurité juridique et financière des transactions.

Des équipes permanentes sont installées en chine pour la mise en relation avec les réseaux chinois.

Quel que soit vos produits, nous validons d'abord qu'ils intéressent les chinois avant de démarrer le projet.

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Un relais de croissance pour les marques de mode

http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090416_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4854318.pdf?journee=PDF_20090416_LEC

Un relais de croissance pour les marques de mode

Au vu de son rythme de consommation,
la Chine va devenir à
court terme le premier marché
d’Asiepour l’habillement, devant
le Japon.

Malgré le ralentissement économiquemondial,
laChineconstitue
pourlesentreprisesdutextileetde
l’habillement un des principaux
relais de croissance possibles.
L’empire du Milieu ne doit plus
être considéré seulement comme
l’atelier dumonde,dont la concurrence
a causé de lourdes pertes
d’emplois en Europe, mais aussi
comme un débouché pour les enseignes
de mode, plaide Gildas
Minvielle, responsable de l’observatoire
économique de l’Institut
français de la mode. Devancées
par les marques de luxe, comme
Vuitton, sur place depuis dix-sept
ans, plusieurs chaînes françaises
d’habillement se sont déjà lancées
dans ce pays, avec plus ou moins
de réussite comme Etam, qui y
compte 2.400 points de vente, ou
Cache-Cache (Beaumanoir), avec
140 magasins depuis 2005.
Un marché difficile d’accès
Le marché pour les seuls vêtements
y est estimé aujourd’hui à
plus de 60 milliards d’euros, loin
devant l’Inde (30 milliards). «Au
vu de son rythme de consommation,
la Chine va devenir à court
terme le premier marché d’Asie
dans ce secteur, devant le Japon »,
estime Gildas Minvielle. Une
hausse favorisée par celle des revenus,
quiontdoubléentre2000et
2008, et l’avènement d’une classe
moyenne. La dépense par habitant
reste encore modeste, à
104 euros par an dans la Chine
urbaine, contre 300 euros en Russie.
Le développementde lapopulation
active va aussi créer un réservoir
de consommateurs. Elle
devrait passer de 512 millions de
personnes en 1980 à 818 millions
en 2020. « Cette phase de croissance
va ensuite atteindre sa maturité,
reprend Gildas Minvielle,
mais il y a encore beaucoup d’opportunités.
»
Reste que ce marché n’est pas
facile d’accès pour les entreprises
occidentales. « Il faut y aller en
joint-venture, c’est compliqué. Ce
qui explique que la Chine n’est pas
forcement une priorité pour nos
enseignes, dont le salut estpourtant
à l’international », relève Jean-
Marc Génis, président exécutif de
la Fédération des enseignes de
l’habillement. Ces dernières réalisent
déjà 7 milliards d’euros de
ventes à l’étranger, et y comptent
13.000 magasins, soit un quadruplement
en vingt ans. «Près de
45% sont situés en Europe, et
seulement 3.500 en Asie, note
Jean-Marc Génis. Pour se lancer
dans cette aventure, il faut avoir
une base nationale très forte. »
Quant à adapter les collections
au marché local, les chaînes s’y
montrent plutôt opposées. « Nos
entreprises misent plutôt sur la largeur
de leur catalogue, indique
Jean-Marc Génis. Car adapter les
modèles a un coût en termes de
designers et de contrôle de la
qualité. »
DOMINIQUE CHAPUIS