http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090319_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4844205.pdf?journee=PDF_20090319_LEC
Les gérants optimistent grâce « à leurs anticipations sur la croissance chinoise"
Les gérants fuient les actions
Les professionnels de la gestion
fuient massivement les actions.
La détention d’actions est
proche d’un point bas historique,
selonle dernier sondagemensuel
de Merrill Lynch-Bank of America.
41%(*) des gérants « souspondèrent
» les titres dans leur
portefeuille, contre 34% en février.
Le record avait été atteint
en octobre dernier, après la faillite
de Lehman Brothers, avec
45%. Leur extrême prudence
sur les valeurs financières (39 %
délaissent les banques) expliquent
cette aversion pour les
marchés.
Marchés émergents
Parallèlement, les gérants ont
augmenté leur allocation en obligations
: la proportion de ceux
(en net) « surpondérant » les
taux a grimpé en unmois de 7%
à 26%, atteignant en mars un
niveau record. Ils ont également
toujours une importante exposition
de « cash ». La part
moyenne des liquidités est passée
de 4,9%à 5,2%en unmois,
alors que l’aversion au risque a
encore progressé d’un cran.
Malgré leur faible appétitpour
les actions, les 213 personnes interrogées
entre le 6 et le 12 mars
− une période où les marchés ont
connu des points bas, mais aussi
de beaux rebonds − sont devenues
plus positives sur l’économie
mondiale. Les gérants
n’avaient « jamais été aussi optimistes
» depuis décembre 2005,
grâce « à leurs anticipations sur la
croissance chinoise et américaine
», indiquent les auteurs de
cette étude. Alors que 70% des
sondés estimaient, en net, il y a
deux mois, que la Chine allait
connaître une dégradation de
son économie, ils ne sont plus
que 1%en mars. Conséquence :
pour la première fois depuis l’été
2008, les gérants affichent une
préférence pour les marchés
émergents, même si l’exposition
reste pour l’heure relativement
faible (+ 4%). A l’inverse, ils
continuent d’éviter les actions de
la zone euro et du Japon.
MARINA ALCARAZ
(*) Données nettes (prenant
en compte la différence entre
surpondérer et souspondérer).
Malgré un optimisme grandissant
sur lasituationmacroéconomique,
les professionnels de la
gestion délaissent toujours les
actions, selon le dernier sondage
de Merrill Lynch-Bank of America.